Nutrithérapie & Naturopathie

Les médecines naturelles, encore nommées médecines douces, médecines alternatives, médecines complémentaires, médecines non conventionnelles, constituent une vaste famille de disciplines (naturopathie, homéopathie, acupuncture, ostéopathie, phytothérapie, aromathérapie…). Reconnues officiellement ou tolérées dans de nombreux pays étrangers, elles sont enseignées dans le cadre de fédérations et d’instituts mais également au sein de formations spécialisées. En France, elles constituent également l’objet de diplômes universitaires (DU) de certaines facultés de Médecine et de Pharmacie depuis 1984.

Pour les professionnels de santé conscients de la toxicité de nombreux médicaments, les médecines naturelles sont des alternatives plus qu’appréciables pour répondre avec efficacité à différentes pathologies.

Pour bénéficier pleinement de leur potentiel thérapeutique il est indispensable de restaurer l’énergie du patient et de corriger son statut nutritionnel. Ce sont les rôles de la nutrithérapie.

La nutrithérapie est une science récente qui n’est pas une médecine alternative car elle repose sur la biochimie de notre corps dont elle est l’application pratique. Plusieurs dizaines de milliers d’études démontrent qu’un conseil alimentaire positif et judicieux, ainsi qu’une supplémentation en micronutriments, peuvent réduire de moitié la fréquence de certaines malformations chez l’enfant, des infections, des pathologies cardio-vasculaires, des cancers chez l’adulte, et de réduire le risque ou de retarder de façon très substantielle l’apparition des pathologies dégénératives qui touchent avec l’âge tous les systèmes : locomoteur, sensoriels, cérébraux, etc. D’autres études démontrent que les outils nutritionnels peuvent être thérapeutiques ou co-thérapeutiques dans la plupart des pathologies.

Le nombre de maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires, le cancer, l’arthrose, la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les problèmes de prostate ou encore la dépression et l’insomnie croît chaque année.

Devant ces maladies, la médecine conventionnelle ou l’allopathie ne réussit pas complètement à les prendre en charge et de ce fait de nombreux patients sont insatisfaits. De plus, beaucoup de traitements conventionnels ont des effets secondaires plus violents que la maladie en elle même. Ainsi, les patients se tournent radicalement vers des solutions naturelles et nutritionnelles sans effets secondaires qui sont capables de soigner des maladies, en particulier celles où la médecine allopathique n’a rien à proposer.

Sur le plan scientifique, les preuves s’accumulent qu’une approche naturelle de la médecine est devenue indispensable, du fait des limites que touche aujourd’hui la médecine conventionnelle. C’est dans le domaine des médecines naturelles et de la nutrithérapie que se font aujourd’hui les découvertes scientifiques les plus porteuses d’espoir pour les patients. Pour beaucoup de chercheurs, les médecines alternatives et la nutrithérapie sont la médecine de demain.

Le temps est venu de prendre conscience que la médecine allopathique n’est plus seule à pouvoir garantir une bonne santé. Aujourd’hui, les médecines naturelles et la nutrithérapie se positionnent en médecine de pointe et offrent de nombreux espoirs.

Les médecines naturelles ont une place de valeur à tenir dans le système de soins comme alternative ou en complément de la médecine conventionnelle. Elles peuvent s’associer afin d’obtenir une synergie, aboutissant à une efficacité optimale du traitement.
La nutrithérapie est incontournable dans la prise en charge des maladies, même quand elle ne peut pas seule les traiter. Elle doit être systématiquement associée à l’allopathie et aux médecines alternatives.


Le rapport de l’OMS

Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la popularité des médecines non conventionnelles gagne du terrain dans le monde. Le pourcentage de population les ayant utilisées au moins une fois se chiffre à 48 en Australie, 70 au Canada, 42 aux Etats-Unis, 38 en Belgique et 75 en France.

25% des médicaments sur le marché sont préparés à base de plantes qui, au départ, ont été utilisées traditionnellement.

L’OMS s’est radicalement prononcée en faveur de l’intégration des médecines alternatives dans les dispositifs de santé. Il est capital de les inscrire dans les programmes de santé pour des raisons économiques, écologiques, et de santé publique.


L’avis de la Haute Autorité de Santé (HAS)

La HAS a, en 2011, suite au scandale du Médiator®, demandé de « sortir du tout médicament » et recommande de commencer par la nutrition, l’activité physique, et les thérapies psychologiques…

La maîtrise des médecines naturelles et des effets pharmacologiques des principes actifs nutritionnels devient donc essentielle pour les médecins et les praticiens de santé.


Les médecines naturelles en Suisse

En Suisse, suite au référendum national de 2009, où une majorité a voté en faveur de l’intégration des médecines alternatives dans le système de soin suisse, le ministère de la santé a approuvé le remboursement des cinq médecines alternatives les plus populaires : l’homéopathie, la phytothérapie, la médecine traditionnelle chinoise, la médecine anthroposophique et la thérapie neurale (fondée sur l’idée qu’un traumatisme provoque des perturbations dans le fonctionnement électromagnétique des tissus).

Cet évènement se produit précisément au moment où l’Union Européenne, activement encouragée par l’industrie pharmaceutique, est occupée à interdire ou à limiter de façon drastique la disponibilité de compléments nutritionnels et de nombreux traitements alternatifs.


Prévalence des médecines naturelles en France

Un français sur 2 a déjà eu recours au moins une fois aux médecines alternatives et une personne sur 3 les utilise régulièrement. Si les statistiques officielles manquent pour étayer ces chiffres, d’autres indicateurs comme la multiplication des magazines, des sites web et des livres dédiés aux médecines non conventionnelles viennent au moins confirmer l’engouement des français.


Les limites de l’allopathie

La médecine conventionnelle a beaucoup apporté pour soigner les maladies infectieuses, ainsi que pour « sauver des vies » dans des situations d’urgence (infarctus, accident vasculaire cérébral, hépatite virale, intoxication, accidents de la route…). Elle possède une réelle efficacité. Elle innove, guérit et prolonge la vie. Dans certains domaines, elle a su s’ouvrir d’avantage au patient : prise en charge de la douleur et des soins palliatifs.

Mais aujourd’hui, les « progrès » de la médecine conventionnelle ne consistent plus vraiment à guérir de nouvelles maladies. Ce que fait la médecine, c’est qu’elle parvient à maintenir en vie de plus en plus longtemps des personnes en très mauvaise santé.

En effet, si l’espérance de vie s’est allongée de 20 ans depuis la Seconde Guerre Mondiale, la durée de vie « en bonne santé » (« l’espérance de vie sans incapacité ») ne progresse plus depuis les années 1970. En 2010, les Françaises avaient une espérance de vie de 85,3 ans (contre 84,8 en 2008) et leurs compatriotes masculins de 78,2 ans (contre 77,8 ans). Mais l’espérance de vie en bonne santé est passée de 62,7 ans pour les hommes à 61,9 ans entre 2008 et 2010; et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes. De plus, pour la première fois de l’histoire moderne, la durée de vie de la nouvelle génération sera plus courte que celle de la génération qui la précède.

Il est rare que l’industrie pharmaceutique découvre de nouvelles molécules capables de soigner. La majorité des nouveaux médicaments qui apparaissent sur le marché ne sont que des reprises d’anciennes formules, légèrement modifiées pour permettre le dépôt de nouveaux brevets. Leur justification est donc surtout commerciale et financière, non médicale.

L’allopathie telle qu’elle est actuellement pratiquée dans le système de santé présente des limites et des défaillances. Elle est trop technique et s’occupe majoritairement du traitement des symptômes et non de la cause de l’affection. Il y a une insuffisance voire une absence de mesures préventives. Beaucoup de médicaments chimiques sont nocifs et ne parviennent pas à traiter les maladies. Certains traitements chirurgicaux sont souvent partiellement ou totalement invalidants voire douloureux, notamment à cause des effets secondaires et sont en général extrêmement coûteux pour la sécurité sociale. De plus, 15 à 20 % des hospitalisations des personnes âgées de plus de 75 ans sont liées à des iatrogénies médicamenteuses (Le Figaro du 24 avril 2012).

Enfin, le temps accordé à l’écoute et à l’information du patient est trop court. En effet, une étude a montré que les consultations de médecins généralistes libéraux durent en moyenne 16 minutes. Ce peu de temps consacré à leurs patients pèse sur la qualité de la relation malade/médecin, ce qui peut avoir des effets négatifs sur les chances de guérison.


L’intérêt des médecines naturelles et de la nutrithérapie

À la différence de la médecine allopathique, les médecines non conventionnelles ont une approche globale de l’individu car elles tiennent compte de l’ensemble de la personne humaine (corps, esprit, âme). Elles privilégient l’équilibre, le bien-être et prennent largement en compte la personnalité du patient.

Les médecines naturelles et la nutrithérapie ont un pouvoir considérable sur la prévention, à peine abordée par l’allopathie. Elles permettent d’allonger la durée de vie en bonne santé alors que l’allopathie maintient au mieux des personnes malades en vie (parfois abusivement et contre leur propre volonté).

Les praticiens des médecines alternatives et les nutrithérapeutes prennent le temps d’observer et d’ausculter attentivement leurs malades, mais aussi d’écouter leur histoire et de relever l’évolution de leurs symptômes. Le suivi du patient occupe une place centrale dans la pratique de la médecine naturelle et de la nutrithérapie.

Les médecines alternatives et la nutrithérapie n’attribuent pas de traitements standardisés et incompris par les patients. Contrairement à l’allopathie, elles cherchent à les responsabiliser, à leur expliquer le fonctionnement de leur corps et les mécanismes qui entraînent des maladies.

Les praticiens des médecines alternatives et les nutrithérapeutes font un lien entre les carences chroniques en micro-nutriments, la mauvaise hygiène de vie (stress, manque d’activité physique, alimentation de mauvaise qualité…), et l’augmentation des maladies chroniques. Ils cherchent à soigner les maladies en ciblant leurs causes et non leurs symptômes, en faisant changer au patient ses habitudes alimentaires, son mode de vie, et éventuellement en lui recommandant des compléments alimentaires et/ou des produits naturels.

Les médecines naturelles et la nutrithérapie ne doivent en aucun cas ralentir une consultation avec diagnostic et prescription de traitement par un professionnel de santé. Il ne faut jamais interrompre ni modifier un traitement médical, quel qu’il soit, sans l’avis de son médecin.
Leur utilisation a des limites, notamment dans la prise en charge des situations d’urgence (AVC, infarctus…).